La Conscience s'élève

15 décembre 2016

EDDIE HATCHER // Condamné et persécuté pour avoir dénoncé le crime et la corruption

Eddie_Hatcher1

Eddie est né le 26 septembre 1957.

Il est Indien Tuscarora et est actuellement incarcéré dans la prison centrale de Raleigh, Caroline du Nord. Eddie a 15 ans lorsque son père décède d'une balle dans la tête. Ni Eddie, ni sa famille ne croiront à la thèse du suicide conclue par la police.

Pour aider sa mère il travaille dans les champs de coton, puis retournera à l'école. Il obtiendra des diplômes en théologie et en sciences politiques. Il aurait aimé aller en fac de Droit mais l'entrée lui a été refusée à cause de sa "forte personnalité".

Il fait l'expérience du racisme, découvre qu'il existe des écoles pour les blancs, des écoles pour les noirs et d'autres pour les Indiens. Les écoles pour Indiens ont encore moins de moyens et d'argent que les autres.

Il devient militant actif dans la lutte contre le racisme, la misère, pour les droits des minorités, la lutte contre la drogue et son trafic.

En 1988, il défraie la chronique en occupant avec un autre militant indien le siège d'un journal local, "the Robesian". Il parvient à attirer l'attention d'un public large et exige du gouvernement de la Caroline du Nord que des investigations soient menées sur cette situation de corruption ainsi que sur les circonstances entourant les morts suspectes de plusieurs Indiens et Africains-Américains.

En dépit des tentatives répétées de l'Etat de le réduire au silence, Eddie continue sa lutte en faveur d'une justice pour tous ses concitoyens. Mais il est aujourd'hui pris au piège d'une machination fabriquée par la police en collusion avec les instances judiciaires de la Caroline du Nord.
Sa vie est en jeu!


1988 - 1995
La cocaïne a envahi le comté rural de Robeson de la Caroline du Nord (lieu de transit entre la Floride et l'Etat de New York) à tel point que cette région est appelée la "petite Miami".


Une vague de meurtres déferle sur la région. La plupart de ces meurtres, jamais élucidés, sont des exécutions pures et simples. En 1987, un amérindien est assassiné par le shérif adjoint Kevin Stone. Eddie décide alors de mener une enquête sur la corruption et le trafic de drogue sévissant dans la région. Il obtient d'un indicateur fédéral qui avait travaillé avec le FB! et le DEA (Drug Enforcement Agency) sur plusieurs grosses affaires de drogue, des cartes et des documents qui lui fournissent la preuve que 34 hommes d'affaire et officiers de police sont à l'origine d'un large trafic de cocaïne couvrant tout ce secteur de la Caroline du Nord, parmi lesquels on trouve le shérif Hubert Stone, père de Kevin Stone.


Ces preuves en main, Eddie décide d'alerter le FBI, le DEA et les douanes fédérales qui lui refusent toute aide. Cette démarche ne réussit qu'à éveiller la méfiance du shérif Stone, qui sait désormais qu'Eddie détient des informations compromettantes. Avec la complicité du FBI, le shérif décide "qu'ils auront Eddie avant la fin de la semaine", comme le révélera un témoin lors du procès. Eddie comprend qu'il n'a d'autre alternative que d'attirer l'attention de l'opinion publique pour le mettre hors d'atteinte.


Le 1er février 1988, Eddie Hatcher et un autre amérindien Timothy Jacobs, occupent les locaux du Robesonian Newspaper retenant 17 employés de ce journal local. Pendant plus de 10 heures, Eddie négocie avec le gouverneur de Caroline du Nord. Il demande que des enquêtes sérieuses soient ouvertes sur le département du shérif du comté de Robeson et le système judiciaire local, sur la mort mystérieuse d'Amérindiens et de Noirs dans le comté, et sur la mort récente d'un jeune Noir dans la prison locale. Enfin, il demande que Timothy Jacobs et lui-même ne soient pas livrés aux autorités du comté. Il ne réclame ni amnistie, ni aucune faveur personnelle.


En 1995, alors que le gouverneur s'y était engagé à l'issue de l'occupation, ni le shérif, ni la justice locale n'ont fait l'objet d'une enquête. Bien au contraire, il a même été question en 1993 d'accorder une promotion au shérif Stone!


Le 1er février 1988, Eddie Hatcher est, le premier citoyen américain à tomber sous le coup de la loi anti-terroriste de 1984 du président Reagan. IL est rapidement arrêté et incarcéré et se voit refuser àdeux reprises une libération sous caution. L'Etat de la Caroline du Nord engage des poursuites judiciaires à son encontre pour répondre au chef d'inculpation de prises d'otages. Il les abandonne très vite pour laisser le champ libre à l'Etat fédéral qui attaque Eddie pour répondre des mêmes charges et de surcroît àcelle de conspiration contre les Etats-Unis. Depuis le mois de février, sept témoins potentiels ayant fourni des informations déterminantes aux avocats d'Eddie ont été assassinés, les circonstances de leur mort restent à ce jour non élucidées. Les autorités imposent des conditions de détention sévères à Eddie. Il est continuellement mis en isolement. Il parvient au terme de deux procédures en appel à obtenir une libération sous caution début juillet. Mais deux mois plus tard, la cour de cassation annule la décision et exige sa réincarcération. Eddie s'enfuit de l'Etat de Caroline du Nord déclarant qu'il ne reviendrait que pour son procès. Le FBI offre une prime pour sa capture. Une chasse à l'homme est lancée. Des centaines d'agents fédéraux harcèlent et menacent les membres de la communauté indienne du comté de Robeson. Il est finalement arrêté alors qu'il se rend à son procès. Il comparait pendant trois semaines devant un juge fédéral qui lui impose de se représenter lui-même! En dépit de toutes les pressions qui s'exercent sur lui, Eddie parvient à convaincre les jurés de la légitimité de son acte. Le 14 octobre, ils le déclarent non-coupable des deux chefs d'inculpation.


Le 6 décembre, la Caroline du Nord relance des poursuites judiciaires contre Eddie pour les mêmes charges que l'Etat avait pourtant abandonnées et pour lesquelles Eddie vient d'être acquitté au niveau fédéral! Il reste en liberté après s'être acquitté d'une caution de 25000$.


Le conseil tribal de la réserve indienne Shoshone-Bannock de I'ldaho lui accorde l'asile politique sur son territoire en janvier 1989. Un membre de la communauté est aussitôt arrêté et interrogé par le FBI. Eddie se réfugie en Californie. Le 10 mars 1989, il se rend au consulat d'URSS à San Francisco et demande l'asile politique qui lui est refusé. Il est arrêté par des agents fédéraux et mis en détention. Un juge californien ordonne son extradition vers la Caroline du Nord. Il est transféré à la prison du comté de Robeson et le shérif Stone le fait transférer dans le quartier d'isolement maximal de la prison centrale de Raleigh.


Dès le début du procès en automne 1989, le juge décide arbitrairement de récuser tous les avocats d'Eddie, dont le célèbre William Kuntzler. Un avocat lui est commis d'office mais Eddie déclare qu'il se défendra seul. Lors d'une audience un de ses défenseurs, le Pr. Naskell tente de se faire entendre... Le juge l'inculpe d'outrage à magistrats et le fait expulser. Eddie excédé l'interpelle et le traite de "raciste, ségrégationniste...". Le juge fait évacuer la salle d'audience, puis ordonne qu'il soit bâillonné et attaché. Le 13 février 1990, après trois mois de procédure illégale (on lui a même interdit de consulter les livres de droit pour établir sa propre défense), de harcèlements constants et de menaces sur sa famille, et bien que tous les otages aient témoigné en sa faveur, Eddie Hatcher, toujours en isolement maximal, est condamné à une peine de 18 ans de prison...


En février 1993, après quatre refus de mise en liberté conditionnelle, Eddie entame une grève de la faim pour protester contre la corruption au sein du bureau d'application des peines.


Il passe beaucoup de temps à aider les autres prisonniers dans leurs démarches judiciaires et quand il en a les moyens, il publie un bulletin distribué dans tout le pays.


Pendant son incarcération de 1990 à 1995, Eddie sera transféré plusieurs fois, malmené, gardé en sécurité maximale. Le 18 septembre 1991, Eddie Hatcher est poignardé avec un pic à glace par un prisonnier qu'il n'avait jamais vu auparavant. Il souffre d'une perforation du poumon et il est transféré dans un état grave dans le service de réanimation.


L'agresseur d'Eddie avoue qu'il avait été engagé par des cadres de la prison pour "s'occuper d'Eddie" en échange de certains avantages qu'il n'obtiendra pas finalement.


Sa famille est également menacée, le courrier est intercepté, la maison de la mère d'Eddie est survolée par des hélicoptères, des voitures de police stationnent près de la maison.


Quant aux avocats d'Eddie, ils ont tous été victimes de représailles de la part du gouvernement, ils ont dû payer de fortes amendes, et certains ont été rayés du barreau.


C'est aussi en prison qu'Eddie apprendra par hasard, en mars 1990, qu'il est séropositif. Eddie avait réclamé lors d'une consultation médicale pour un banal problème de sinusite un dépistage du virus HIV. Ce dépistage s'était révélé positif, mais par négligence (?), les services médicaux de la prison n'ont pas jugé bon d'avertir Eddie du résultat, ni par conséquent d'assurer aucun traitement. C'est en retournant àl'infirmerie de la prison, plusieurs mois après, qu'il demandera les résultats et apprendra la mauvaise nouvelle...


Il est libéré sur parole le 3 mai 1995. Il sort amaigri, épuisé. Les médecins lui donnent 5 ans à vivre. Eddie pense qu'il a été relâché à cause de sa maladie. "Le gouverneur m'a relâché car ce n'est pas bon pour lui de laisser mourir en prison, un prisonnier politique reconnu par Amnesty International" déclare-t-il à sa sortie.


Il sera maintenu en liberté conditionnelle pendant 2 ans encore, jusqu'en 1997.

Nouvelle affaire:1999 - 2001
En 1998, une fois sa libération conditionnelle arrivée à terme, Eddie décide de revenir dans le Comté de Robeson (d'où il avait été interdit de séjour durant toute sa période de probation) et ce, malgré l'avis défavorable de ses amis (et de ses ennemis). Il reprend très vite ses activités militantes et commence à développer son projet du "Hatcher Center for Human Rights ", un centre où il réaffirme sa volonté de se battre contre les problèmes endémiques du racisme, de la discrimination, de la pauvreté et du sida qui affectent la population carcérale et l'ensemble des communautés rurales de l'Etat. Il envisage même l'idée de faire campagne dans le futur pour assumer un mandat de représentant au sein de l'Assemblée de la Caroline du Nord. Il annonce surtout sa ferme résolution de poursuivre ses investigations sur la corruption et les malversations maffieuses impliquant des élus politiques et des officiers de la police de cet Etat. Sa détermination dérange. Un coup monté entre les instances judiciaires et policières visant à le neutraliser ne tarde pas à se profiler.

Les faits
Le 15 mai 1999, la maison d'Eddie Hatcher est cambriolée. Presque tout ses biens lui ont été dérobés. Il suspecte que l'auteur est Michael Anthony Locklear, un délinquant âgé de 17 ans qui s'est déjà illustré dans des actes similaires. Des témoins ont rapporté sa présence sur les lieux le jour où s'est produit le cambriolage et l'avoir vu revendre des affaires ayant appartenu à Hatcher. Eddie ne dépose pas de plainte auprès de la police convaincu que cela ne servirait à rien.


Le 19 mai, alors qu'Eddie se trouve à l'intérieur d'une épicerie, la propriétaire l'avertit de l'approche de Locklear qui semble armé. Eddie sort et se dirige vers sa voiture pour y chercher son arme. Lors d'un face à face avec l'adolescent qui fait mine de pointer vers lui une arme cachée sous sa veste, Eddie tire àplusieurs reprises vers le sol pour l'intimider puis dans les jambes de Locklear, voyant que celui-ci ne bouge pas. Locklear s'enfuit. Il s'en tirera avec des blessures bénignes au pied. Le service du shérif du Comté de Robeson lance contre Eddie un mandat d'arrêt, le décrivant comme "armé et dangereux", une telle description autorise les forces de police à l'abattre en cas de besoin.


Dans la nuit du 31 mai, une fusillade éclate à Maxton dans le Comté de Robeson, tuant à son domicile Brian McMillian (19 ans) et blessant à la hanche Amelia Chavis (15 ans).


Le 1er juin 99, Eddie Hatcher est arrêté par la police. Il est appréhendé pour agression à main armée sur la personne de Locklear et est également accusé du meurtre au premier degré de McMiilian. Il est immédiatement transféré à la prison centrale de Raleigh, dans une cellule de haute sécurité à proximité du couloir de la mort... Eddie se trouve désormais engagé dans un nouveau bras de fer...

Des poursuites judiciaires émaillées d'irrégularités et de fraudes
Dès les premiers jours de son incarcération, les autorités de la prison refusent à Eddie l'accès à un téléphone, à des visites et tout son courrier est soumis à une censure sévère. L'Etat de la Caroline du Nord tarde dans un premier temps à fixer une audience qui aurait dû se dérouler moins de 3 jours après son arrestation. Durant celle-ci, Johnson Britt, le procureur du Comté de Robeson, doit démontrer devant un juge du district et l'avocat d'Eddie qu'il dispose de preuve(s) suffisante(s) justifiant la comparution d'Eddie devant une cour de justice supérieure. Britt utilise la seule déposition d'un officier de police qui prétend qu'Eddie lui aurait avoué le soir de son arrestation avoir tiré sur McMillian. Evidemment, aucun autre témoin a entendu cette confession prétendument faite par Eddie. Cette thèse est d'autant moins crédible qu'un rapport officiel de la police démontre que 7 minutes auparavant, après la lecture de ses droits, Eddie avait immédiatement refusé de faire la moindre déclaration et exigé la présence d'un avocat. En dépit de cette argumentation plus que douteuse, Eddie est maintenu en détention.


Le 8 juillet suivant, Eddie comparaît devant un Grand Jury (séance tenue à huis-clos). Le procureur Bntt introduit la mise en accusation d'Eddie pour meurtre au premier degré et tentative de meurtre perpétrés depuis sa voiture qu'il conduisait à toute allure devant la maison de McMiliian. Il s'appuie cette fois-ci sur la déposition scabreuse de Gatrell, un agent spécial du Bureau d'Etat d'investigations (SBI). Celui-ci affirme avoir consigné auprès de certaines personnes des informations accablantes pour Eddie en relation avec la fusillade du 31 mai. Cependant, grâce à l'enquête menée par le détective privé de Hatcher, il sera ultérieurement démontré que ces personnes n'ont jamais fait de telles déclarations alors même qu'elles ont subi des pressions aux mains des agents. Leurs témoignages ont été enregistrés par le détective.

Les rapports balistiques
Le SBI affirme avoir trouvé dans la rue face à la maison de McMillian 5 douilles de balles dont le calibre correspondrait au fusil qui a été trouvé dans le véhicule d'Eddie lors de son arrestation. Cependant, la balle qui a tué McMillian est d'un calibre différent de celles contenues dans son arme. Le médecin légiste qui a effectué l'autopsie a également déclaré que les deux blessures de McMillian (à l'épaule et à la tête) ne seraient pas survenues au même moment. De plus, d'autres balles de calibre différent ont été retrouvées sur le lieu du crime et l'expert en balistique refuse de communiquer les résultats des tests. Des témoins qui étaient présents dans la maison lors de la fusillade ont affirmé dans leurs dépositions que la cadence des coups de feu ressemblait à celle d'armes à répétition, ce qui n'est pas le cas de l'arme d'Eddie. De plus, selon les enquêtes menées indépendamment par le comité de défense d'Eddie, il s'était produit des altercations violentes et un certain nombre d'allées et venues chez McMillian bien avant les coups de feu fatals.


Une femme qui se trouvait dans sa voiture juste derrière celle d'où sont partis les coups de feu le soir où a été tué McMillian a affirmé avoir vu les deux hommes qui ont tiré. Elle dit avoir tenté de faire valoir son témoignage auprès de la police mais celle-ci a refusé d'enregistrer sa déposition.


Avant que soit révélée l'existence de plusieurs balles de calibres différents, le SBI et le procureur Britt demandaient l'extraction pour expertise de celle qui s'était logée dans la hanche de la jeune Amelia Chavis. Sa mère s'y étant opposée, elle a été arbitrairement condamnée à 30 jours de prison.


A partir de l'instant où il s'avère manifeste que plusieurs armes ont été utilisées le jour du meurtre, ces mêmes protagonistes font volte face et s'opposent à toute intervention chirurgicale sur Amelia, prétextant que la balle serait logée trop près de la colonne vertébrale. Ce que les radiographies de la jeune fille démentent formellement.


Courant mars 2000, Eddie Hatcher a déposé une motion exigeant que le ministère public communique aux avocats qui l'assistent les résultats de l'expertise balistique concernant des balles de calibre 380 retrouvées sur les lieux du crime. Curieusement, le procureur Johnson Britt ne semble pas parvenir à mettre la main sur le document...

Un crime sans mobile apparent
Eddie Hatcher nie depuis le début toute implication dans le meurtre de McMillian. Le procureur n'a pas trouvé d'autre mobile pour ce meurtre que celui d'une hypothétique présomption d'Eddie que McMillian aurait également participé au cambriolage de sa maison. Ce qu'Eddie et ses proches démentent. Même la mère de McMillian a déclaré ne pas croire un seul instant à la culpabilité d'Eddie. Elle a même soutenu la demande de libération sous caution d'Eddie qui a été refusée.


L'accusation cherche par tous les moyens à lui faire endosser tout seul ce crime. Mais les découvertes balistiques ne vont pas dans son sens. C'est même encore plus improbable dans la mesure où le bras gauche d'Eddie est complètement paralysé depuis un accident survenu en 1998!


Tout récemment, il a été révélé que Phillip Quinn Smith, le principal témoin à charge, a été inculpé d'un meurtre survenu en mai 2000. Le procureur Iohnson Brift a déclaré qu'il ne réclamera pas la peine capitale contre son témoin. Actuellement incarcéré, Smith est supposé témoigner lors du procès d'Eddie que celui-ci, peu de temps après la fusillade du 31 mai 99, lui aurait soit-disant révélé avoir tué McMillian. Il est clair que Smith est pris au piège et que l'accusation ne fait que multiplier ses manoeuvres frauduleuses.

Machination judiciaire et guerre psychologique
S'appuyant sur la législation en vigueur dans l'Etat de la Caroline du Nord, le procureur Johnson Britt réclame la peine de mort contre Eddie invoquant le caractère "violent "de la prise d'otages de 1988. Il est évident que l'Etat a saisi l'opportunité de fabriquer une corrélation pourtant inexistante entre la confrontation d'Eddie avec Locklear survenue le 19 mai et le meurtre de McMillian deux semaines plus tard.


Le 27 octobre 2000, Eddie a été condamné à 75 jours de prison pour agression à main armée à l'encontre de Locklear au terme d'un procès où il a plaidé la légitime défense. Il a depuis longtemps accompli cette peine...


Jusqu'au mois de janvier 2001, Eddie Hatcher était résolu à assumer seul sa défense lors du prochain procès où il répondra des chefs d'inculpation de meurtre au premier degré et tentative de meurtre. Le 30 janvier dernier, les gardes du centre de détention de Lumberton (où il avait été récemment transféré) ont effectué un raid dans sa cellule sous prétexte d'y rechercher des affaires passées en contrebande. En fait, ils ont emporté plusieurs dossiers légaux qu'Eddie avait préparés pour sa défense. Tout ce qui relevait de la contrebande ne lui a pas été confisqué... Privé de ses dossiers, il a dû s'entourer de deux avocats (Sue Berry et Woody Bowen). L'un des avocats qui l'assiste a déposé le 6 février une motion exigeant l'abandon des charges pesant sur lui en raison de ce raid.


L'Etat de la Caroline du Nord cherche par tous les moyens à épuiser et anéantir Eddie Hatcher. Non parce qu'il veut punir le crime de McMillian, mais parce qu'Eddie poursuit avec acharnement ses activités militantes jusque derrière les barreaux. Il continue à assister des prisonniers en difficulté qui ont maille àpartir avec les autorités carcérales. Il leur fait prendre conscience de leurs droits et les aide à exiger que ces droits soient respectés. Devant cette situation, les autorités utilisent des prétextes tous plus fallacieux les uns que les autres comme celui de sa séropositivité pour l'isoler et le maintenir en isolation.

Le 9 avril prochain va s'ouvrir son procès à Lumberton, dans le Comté de Robeson. Face aux menaces sérieuses qui pèsent sur son existence, Il est urgent de nous mobiliser pour s'assurer qu'Eddie Hatcher reçoive un procès équitable et impartial. Nous ne devons pas laisser I'Etat de la Caroline du Nord manoeuvrer de manière à obtenir l'assassinat "légal" d'un homme qui le dérange par son combat incessant pour la justice!



Eddie Hatcher Defense Committee
Post Office 2702
Pembroke, NC 27372
Tél: (910) 582-2764
Site web: www.eddiehatcher.org


Sources: Revue "Nitassinan" n°39 (mars 1995)

Autres infos : http://mumianow.free.fr/hatcher/hatcher.htm

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08 mars 2012

Un nouvel album photo

Vous pouvez retrouver quelques photos d'action sur la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) à l'encontre de la politique du gouvernement d'Israël.

Album BDS

02 mars 2012

Les émissions spéciales de La Conscience s'élève

L'émission "La Conscience s'élève" n'est plus à l'antennt depuis le 28 juillet 2010. Mais cela ne veut pas dire que l'on ne bosse pas. La preuve est que l'émission fait des spéciales avec des interviews d'artistes qui luttent !

A la date d'aujourd'hui, il y a eu le 18 & 25 janvier 2012, une spéciale SOCIOPATHE, un projet porté par Djamal (Kabal, In Vivo, Torapamavoa...), Densio (Lofofora...) & Dj Torgull. Une émission que vous pouvez écouter et/ou télécharger via les liens ci-dessous :

La Conscience s'élève vs Sociopathe / part.01

La Conscience s'élève vs Sociopathe / part.02

La Conscience vs Sociopathe_01_OK


Puis le 29 février, il y a eu une spéciale KALASH, à l'occasion de la sortie de leur 2nd LP "La Valse Des Invisibles"

La Conscience s'élève vs Kalash

affiche Kalash_OK


D'autres émissions vont revenir sur les ondes de Radio Albigés donc soyez attentifs !


(Radio Albigés - 95.4 ou 104.2 pour le Tarn nord et le sud Aveyron / www.radioalbiges.com pour le streaming)

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Des liens morts sur le blog...

Suite à la fermeture de MegaUpload, la quasi totalité des liens (émissions à télécharger, sons...) ne fonctionnent plus.

On pourrait en parler pendant des heures mais quoi qu'il en soit, les fichiers sont perdus, désolé

 

Et dans une réflexion assez juste, je vais vous laissez le commentaire d'un pote sur cette affaire, Pogo Avec Les Loups :

"Dans l'affaire Megaupload vs FBI, ce n'est pas la fermeture du site en lui-même qui n'est pas acceptable mais la façon dont les différentes autorités/administrations (car il n'y avait pas que le FBI derrière tout ça) ont opérés et surtout à quel fin !

L'idée de la liberté d'expression ne les gênent pas tant qu'elle s'inscrit dans leurs idéaux d'un seul et même ordre mondial...le leur !

En fermant Megaupload, le FBI (qui ne sont pas tout à fait cons) savait qu'il y aurait des représailles de la par de quelques internautes, une sorte de cause à effet logique. Une nouvelle guerre vient donc d'être déclaré, au yeux de simples gens par les Anonymous, mais en réalité lancé par le FBI et autres "suppôts" de ce monde capitaliste.

Rappelez-vous de l'axe du mal de Bush. Et bien on refait la même mais avec internet cette fois, car il veulent qu'internet existe, oui mais avec leurs règles !
Donc la fermeture de MU est grave si on ce place du point de vue de la vraie liberté d'expression.

Leur nouvel ordre mondial a pris un coup avec les différentes révolutions (ou évolutions) des peuples dans le monde (printemps arabes, Les Indignés...), ils ne peuvent pas laisser le monde ou plutôt les gens vivre selon leurs envies. Ne pas les contrôler serait perdre le pouvoir de ce monde.

Maintenant, c'est à nous d'agir, nous gens du peuple, nous qui avons fait de ce monde ce qu'il est !
Nous élisons les politicards alors changeons de système politique.
Nous engraissons les banques alors passons par d'autres systèmes.
Nous avalons des tonnes d'informations par jour alors crachons sur les médias de masse et allons chercher nous-même les infos !

La question est : mieux vaut Vivre ses rêves ou Rêver sa vie ?

Le monde c'est nous ! Leur monde est mort, vive notre monde !"

Pogo Avec Les Loups

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02 juin 2010

Ce soir (02/06/10), sur les ondes de Radio Albigés, l'émission "La Conscience s'élève" reviendra sur le sommet Afrique-France.

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Une émission spéciale sur ce sommet mais aussi et surtout sur le bilan des mobilisations citoyennes Paris, Aubervilliers, Nice, Toulouse... à l'occasion du XXVè Sommet Afrique France et des actions qui vont en découler, un contre-sommet co-organisé par de nombreuses associations y compris Survie et dont 2 personnes de celle-ci (l'une de Paris, l'autre de Toulouse) seront en direct ce soir.

RDV, ce mercredi 02 juin 2010, de 20h à 21h30 dans La Conscience s'élève sur les ondes de Radio Albigés pour cette émission spéciale : Afrique-France, sommet et contre-sommet !

L'émission sera en téléchargement libre sur le site.

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