04 mars 2009
Amnsety International : newsletter FEMMES, mars 2009
- Agir contre la traite des
femmes aux fins d'exploitation sexuelle...
- Les filles victimes de
violences sexuelles en Haïti...
- Elles se battent pour défendre
les droits humains : Justine Masika Bihamba, Barbara Italia Mendez et Louisa Saker ...
plus d'infos sur : www.amnesty.fr/femmes
Amnesty newsletter mars 2009
ACTUALITÉS
Omar Khadr
Ce jeune homme de 22 ans est détenu par l’armée
américaine depuis six ans et demi, soit près d’un tiers de sa vie.
Arrêté en juillet 2002 à la suite d’un affrontement armé avec les forces
américaines en Afghanistan alors qu’il n’avait que quinze ans, il est notamment
accusé d’avoir lancé une grenade ayant tué un soldat américain.
Il a été détenu pendant plusieurs mois sur la base aérienne américaine de
Bagram, en Afghanistan, avant d’être transféré à Guantánamo, peu après avoir
atteint l’âge de seize ans.
Amnesty International appelle le président Obama à abandonner les charges
retenues par une commission militaire contre Omar Khadr et à le rapatrier au
Canada, ou, si les éléments à charge le justifient, à le faire juger par une
juridiction fédérale aux Etats-Unis...
Mensuel - LA CHRONIQUE Chaque mois 36 pages
d'informations, de reportages, d'interviews, de débats, d'actions, pour mieux
appréhender la marche du monde. Des portraits pour découvrir des personnalités
exceptionnelles, des défenseurs des droits humains venus des cinq continen
ACTIONS
Algérie - Louisa Saker
Louisa Saker, épouse de Salah Saker, n’a plus jamais vu son mari, depuis son
arrestation en mai 1994.
Dès sa disparition, elle cherche à connaître la vérité auprès des autorités
algériennes.
À cause de son combat inlassable, notamment comme secrétaire générale de
l’association des familles de disparus de la wilaya de Constantine, Mme Saker
fait l’objet, avec de nombreux autres proches de disparus, de mesures
d’intimidation.
Tout ce que Louisa Saker réclame, c’est la vérité sur le sort de son mari.
Tout ce qu’elle et les nombreux proches de disparus algériens rencontrent,
c’est un mur d’impunité et de criminalisation judiciaire...
L'Algérie doit ratifier la Convention
internationale pour la protection de toutes les personnes contre les
disparitions forcées.
Signez
notre pétition en ligne demandant la ratification par l’Algérie de la Convention...
LES APPELS MONDIAUX
Myanmar : Zarganar, acteur comique condamné à 59 ans de
prison.
Erythrée : Abune Antonios, patriarche orthodoxe persécuté.
Arménie : Greta Baghdasaryan, victime de viol conjugal.
RENDEZ-VOUS
Harvey Milk, film réalisé par Gus Van Sant
Sortie nationale : 04 mars 2009
Avec Sean Penn (Oscar 2009 du meilleur acteur), Josh Brolin, Emile Hirsch.
Amnesty International France soutient le film qui retrace les huit
dernières années de la vie d’Harvey Milk.
Dans les années 1970, il fut le premier homme politique américain, ouvertement
gay, à être élu à des fonctions officielles, à San Francisco en Californie.
Son combat pour la tolérance et l’intégration des communautés homosexuelles lui
coûta la vie. Son action a fait évoluer les mentalités et son engagement a
changé l'histoire...
SOUTENIR
Rejoignez la communauté
des "partisans des droits humains"
Parce que la défense des droits humains est un combat sans répit, nous avons
besoin de connaître à l’avance les sommes dont nous allons disposer.
C’est très important pour planifier nos actions dans la durée.
C’est pourquoi, nous vous invitons à accorder à Amnesty International votre
soutien régulier par prélèvement automatique.
Vous recevrez alors votre badge de "partisan des droits humains",
symbole de votre attachement personnel aux valeurs promues par Amnesty
International...
PLUS D'INFOS : www.amnesty.fr
22 janvier 2009
Deux objectrices israéliennes en prison, Raz Bar-David Varon and Maya Yechieli Wind
Deux femmes objectrices, Raz Bar-David Varon et Maya Yechieli Wind, deux des signataires de la lettre de refus de 2008, ont déclaré le mercredi 14 janvier, à la base d’enrôlement, leur refus de servir dans l’armée israélienne et ont été condamnés à 14 jours de prison militaire. On a dit à toutes les deux que la prison militaire pour les femmes etait pleine, et elles sont restées dans la base plusieurs jours. Finalement, elles ont commencé leur peine d’emprisonnement le19 janvier.
Il s’agit de la quatrième peine de prison pour Raz, et le premier pour Maya, âgée de 19 ans, de Jérusalem et diplômée du « United World College ». Elle a préparé la déclaration suivante lors de l’entrée en prison :
Au début, comme beaucoup d’autres citoyens israéliens, je ne pouvais pas trop critiquer ou faire face à l’armée israélienne et ses actions immorales. Je me rends compte que cette difficulté était liée à l’origine de mon sentiment d’identification avec des soldats mon âge. Aujourd’hui, c’est précisément cette prise de conscience qui m’a conduit à refuser de servir. Je ne peux pas reconnaître l’humanité des Israéliens, mais pas celle des Palestiniens. C’est à cause de mon profond sens de l’engagement et la responsabilité dans la communauté dans laquelle j’ai grandi que je refuse de contribuer à ce cycle d’effusions de sang.
Nous ne pouvons plus parler de « Force de défense." Une force de défense n’est pas la conquête des terres d’un autre peuple. Une force de défense ne doit pas aider à la construction de colonies de peuplement sur ces terres. Une force de défense ne permet pas aux colons de jeter des pierres sur des civils palestiniens, ni de leur refuser l’accès à leurs terres et leurs moyens de subsistance. Aucun de ces actes ne sont le fait d’une force de défense.
L’occupation n’a pas d’avantages défensifs. Au contraire, l’occupation inutile de millions de personnes conduit seulement à la radicalisation des opinions, de haine et de l’escalade de la violence. La violence est un cycle qui se nourrit en lui-même. Ce cycle ne s’arrêtera pas jusqu’à ce que quelqu’un se lève et refuse radicalement à y prendre part.
C’est ce que je fais aujourd’hui.
Mes opinions sont également liées à l’opération en cours à Gaza. Une forme de violence ne peut pas arrêter l’autre. Cette violence actuelle est le résultat de décennies d’occupation des territoires et des sièges sur la bande de Gaza depuis le désengagement. Je pleure la mort inutile des Palestiniens et des Israéliens.
Encore une fois, nous avons choisi la guerre.
Les deux objectrices devraient sortir de prison le 29 janvier et sont susceptibles d’être emprisonnées à nouveau après.
LE SOUTIEN :
Leur écrire en prison :
|
Maya Yechieli Wind |
Raz Bar-David Varon |
Le comité de soutien conseille d’envoyer une lettre à l’ambassade d’Israël en France :
Monsieur l’ambassadeur d’Israël en France
3, rue Rabelais,
75008 Paris
Comme souvent, les autorités de la prison parviennent à bloquer les
Envois des objecteurs emprisonnés, nous vous recommandons également d’envoyer vos lettres de soutien et d’encouragement pour les objecteurs emprisonnés par e-mail à shministim@gmail.com, et ils seront imprimés et leur seront donnés au cours de visites.
Nous allons recevoir des copies des lettres à l’adresse : support.refusers.israel @ gmail.com
Depuis le début de l’assaut sur Gaza, il y a également une vague de
réservistes qui ont refusé de prendre part à l’opération sur gaza.. Les
militaires ont le plus souvent ’évité l’envoi de ces réservistes en
prison. Un objecteur est maintenant en prison pour 14 jours, mais, à la
demande de sa famille, nous ne sommes pas en mesure de révéler d’autres
détails sur son cas.
Une autre exception à la règle est le cas de Noam Livneh, un officier de réserve et l’un des principaux organisateurs de « Courage de refuser » . Noam a été emprisonné pour refus dans le passé (Janvier 2001). Le 19 janvier, dans une mesure sans précédent, il n’a pas été condamnée par un agent, comme cela arrive souvent, mais plutôt arrêté par la police militaire. Il y a une possibilité qu’il soit mis en jugement devant un tribunal militaire. Nous vous tiendrons au courant de l’évolution de la situation.
Enfin, les Objectrices Tamar Katz et Yuval Oron-Ofir ont récemment été
exemptées du service militaire pour des raisons médicales, et ne sont
plus en danger d’être à nouveau emprisonnées. Merci à tous ceux qui ont
pris des mesures en leur nom.
Two women objectors, Raz Bar-David Varon and Maya Yechieli Wind, both signatories of the 2008 high school seniors refusal letter,
reported on Wednesday, 14 Jan., at the Induction Base, declared her
refusal to serve in the Israeli military and were sentenced to 14 days
in military prison. Both were told that the military prison for women
is full and kept in the Induction Base for several days. Eventually,
they began their prison terms yesterday (19 Jan.)
This is the fourth prison term for Raz, and the first one for Maya, 19,
from Jerusalem and a United World College graduate, who has prepared
the following declaration upon entering prison :
At
first, like many other Israeli citizens, I too could not bring myself
to confront or criticize the Israeli military’s immoral actions. I
realize that this difficulty originated from my sense of identification
with soldiers my own age, to whom I could relate. Today it is precisely
this realization that leads me to refuse to serve. I cannot recognize
the humanity of Israelis but not that of Palestinians. It is because of
my deep sense of commitment and responsibility to the community in
which I grew up that I am refusing to contribute to this cycle of
bloodshed.
We can no longer term our military a “Defense Force.” A defense force
does not conquer lands of another people. A defense force does not
assist in the building of settlements on those lands. A defense force
does not permit settlers to throw stones at Palestinian civilians, nor
does it deny them access to their lands and source of livelihood. None
of these are acts of a defense force.
The occupation has no defensive advantages. On the contrary, the
pointless occupation of millions of people only leads to radicalization
of opinions, hatred and the escalation of violence. Violence is a cycle
that feeds into itself. This cycle will not stop until someone stands
up and refuses uncompromisingly to take part in it.
This is what I am doing today.
My views are also relevant to the current operation in Gaza. One form
of violence cannot stop another. This current violence is the result of
decades of ongoing occupation of the territories and sieges on Gaza
since the disengagement. I mourn the unnecessary deaths of both
Palestinians and Israelis.
Yet again we have chosen war.
The two objectors are due out of prison on 29 Jan. and are likely to be imprisoned again afterwards. Their prison addresses are :
|
Maya Yechieli Wind |
Raz Bar-David Varon |
Since
the prison authorities often block mail from reaching imprisoned
objectors, we also recommend you to send your letters of support and
encouragement to the imprisoned objectors via e-mail to shministim@gmail.com, and they will be printed out and delivered to them during visits.
Since the beginning of the assault on Gaza, there has also been an a
wave of reservists who refused to take part in it. The military mostly
avoids sending these reservists to prison. One objector is now serving
a 14-day term for refusal, but at the request of his family we are not
revealing any other details on his case.
Another exception to the rule is the case of Noam Livneh,
an officer in reserves and one of the main organisers of the Courage to
Refuse movement. Noam has been imprisoned for refusal in the past
(January 2001). Yesterday (19 Jan.), in an unprecedented step, he was
not sentenced by an officer, as would usually happen, but was rather
arrested by the military police. There is a possibility that he will be
put to trial before a military tribunal. We will update on further
developments as they happen.
A media report on Noam’s case, also mentioning Maya and adding some further background can be read here.
There has also been a news story reporting
the case of a helicopter pilot, Capt. Orr, who refused to take part in
the bombing of Gaza (hat tip to Max Watts, who brought this report to
our attention). However, we were not able to find any independent
confirmation of this story, and have some doubts about its reliability.
Finally, COs Tamar Katz and Yuval Oron-Ofir
have been recently exempted from military service on medical grounds,
and are no longer in danger of further imprisonment. Thanks to all who
took action on their behalf.
Recommended Action
First of all, please circulate this message and the information
contained in it as widely as possible, not only through e-mail, but
also on websites, conventional media, by word of mouth, etc.
Other recommendations for action :
1. Sending Letters of Support
Please send the imprisoned objectors letters of support (preferably postcards or by fax) to the prison addresses above.
2. Letters to Authorities
It is recommended to send letters of protest on the objectors’ behalf, preferably by fax, to :
Mr. Ehud Barak,
Minister of Defence,
Ministry of Defence,
Hakirya,
Tel-Aviv 64743,
Israel.
E-mail : sar@mod.gov.il or pniot@mod.gov.il
Tel. : ++972-3-6975540 or ++972-3-6975423
Fax : ++972-3-6976711
Copies of your letters can also be sent to the commander of the military prison at :
Commander of Military Prison No. 6,
Military Prison No. 6
Military Postal Code 01860, IDF
Israel
Fax : ++972-4-9540580
Another useful address for sending copies would be the Military Attorney General :
Avichai Mandelblit,
Chief Military Attorney
Military postal code 9605, IDF
Israel
Fax : ++972-3-569-43-70
It would be especially useful to send your appeals to the Commander of
the Induction Base in Tel-HaShomer. It is this officer that ultimately
decides whether an objector is to be exempted from military service or
sent to another round in prison, and it is the same officer who is
ultimately in charge of the military Conscience Committee :
Gadi Agmon,
Commander of Induction Base,
Meitav, Tel-HaShomer
Military Postal Code 02718, IDF
Israel.
Fax : ++972-3-737-60-52
For those of you who live outside Israel, it would be very effective to
send protests to your local Israeli embassy. You can find the address
of your local embassy on the web.
Here is a sample letter, which you can use, or better adapt, in sending appeals to authorities on the prisoners’ behalf :
Dear Sir/Madam,
It has come to my attention that [name & military ID], a conscientious objector, has been imprisoned for [her / his] refusal to perform military service, and is held in Military Prison no. [6 / 400].
The imprisonment of conscientious objectors such as [name]
is a violation of international law, of basic human rights and of plain
morals, let alone when the same person is being repeatedly imprisoned
for her self-same beliefs.
I therefore call for the immediate and unconditional release from prison of [name],
without threat of further imprisonment in the future, and urge you and
the system you are heading to respect the dignity and person of
conscientious objectors, indeed of all human beings, in the future.
Sincerely,
We will appreciate receiving copies from the letters to the address : support.refusers.israel@gmail.com
3. Letters to media in Israel and in other countries
Writing
op-ed pieces and letters to editors of media in Israel and other
countries could also be quite useful in indirectly but powerfully
pressuring the military authorities to let go of the objectors and in
bringing their plight and their cause to public attention.
Here are some contact details for the main media outlets in Israel :
|
Ma’ariv : |
Yedioth Aharonoth : |
Ha’aretz (Hebrew) : |
|
Ha’aretz (English edition) : |
Israel Hayom : |
Jerusalem Post : |
|
Radio (fax numbers) : and +972-3-694-47-09 Galei Zahal +972-3-512-67-20 |
Television (fax numbers) : |
|
We will continue updating on further developments.
Thank you for your attention and action,
Sergeiy Sandler
10 septembre 2008
Rage Against The Machine dans la rue
Ce 2
septembre, se tenait la convention du Parti Républicain aux Etats-Unis, à St
Paul, Minnesota. Bien sûr en amont avait lieu un rassemblement d'opposition,
plus orienté gauchiste, mais aux Etats-Unis ça ne signifie pas grand chose.
Bref. Rage Against The Machine,
revenu au feu depuis peu, devait jouer et plus ou moins clôturer les festivités
"off" du ramdam, jusqu'à ce que le groupe ait voulu monter sur scène
et qu'on lui coupe le jus. "On"? Les autorités locales, étant
apparemment dans leur droit, ayant respecté un couvre-feu pre-établi (enfin
l'affaire n'est pas bouclée...).
Point n'en
faut à De La Rocha et
sa bande de L.A rioters pour haranguer les centaines de
personnes présentes et crier son mécontentement (il se positionne Zack). Mais
le plus drôle (et beau) reste lorsque, se saisissant d'un mégaphone, Tom
Morello, guitare-folle du groupe, commencent à riffer les premiers accords de Bulls On Parade...à la bouche (la
partie incroyable du truc).
S'en suivra
un moment d'anthologie, de complicité entre les membres d'un groupe cela dit
habitué à ce genre de show-off politico-musicaux, de force vivante, et un Killing In The Name crié par un
parterre de fan qui n'en demandait pas tant.
Retrouvez la vidéo sur 90bpm : http://www.90bpm.net/video/live/rage-against-the-machine-a-capella-republican-national-convention-02-09.htm
07 mai 2008
Semaine HISTORIQUE à Moscou
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2008-05-07-Russie
C'est ce mercredi qu'a lieu, au
Kremlin, l'investiture officielle du troisième président
de la Russie postsoviétique : M. Dmitri Anatolievitch
Medvedev, élu le 2 mars dernier avec 70,2 % des suffrages.
Jeudi, la Douma confirmera la nomination de M. Vladimir Poutine au
poste de premier ministre, jusque-là occupé par M.
Medvedev. Et les deux hommes se retrouveront côte à
côte, vendredi, pour la parade anniversaire de la victoire sur
le nazisme.
Ce chassé-croisé permet à
l'ex-président de contourner l'interdiction que lui faisait la
Constitution de postuler à un troisième mandat
consécutif. Reste à savoir comment évoluera la
répartition des rôles entre lui et son successeur.
Proche collaborateur de M. Poutine depuis une quinzaine années,
M. Medvedev figure parmi ses fidèles. Mais l'exercice du
pouvoir réserve souvent des surprises. Sans doute est-ce pour
s'en préserver que l'ex-président a pris la tête
du parti Russie unie, qui dispose des deux tiers des sièges
au Parlement...
C'est en tout cas une page importante
qui se tourne dans l'histoire russe. Pour la comprendre, il faut
replonger dans cette dernière. C'est le sens du livre majeur
de Moshe Lewin que « Le Monde diplomatique » a
co-édité en 2003 avec Fayard : « Le Siècle
soviétique ».
L'ouvrage est désormais
disponible à la commande sur notre boutique en ligne
:
http://www.monde-diplomatique.fr/boutique/siecle
A
lire sur notre site :
* La présentation du livre
:
http://www.monde-diplomatique.fr/livre/sieclesovietique/
* Extrait : « Qu'est-ce que le système soviétique
? »
http://www.monde-diplomatique.fr/livre/sieclesovietique/systeme
Dans
« Le Monde diplomatique » :
* «
Octobre 1917 à l'épreuve de l'histoire »,
par Moshe Lewin, novembre 2007.
http://www.monde-diplomatique.fr/2007/11/LEWIN/15298
* « Pourquoi le président Vladimir Poutine est
si
populaire en Russie », par Jean Radvanyi,
décembre 2007.
http://www.monde-diplomatique.fr/2007/12/RADVANYI/15435
* « La "nouvelle Russie" de Vladimir Poutine »,
par
Jean-Marie Chauvier, février 2007.
http://www.monde-diplomatique.fr/2007/02/CHAUVIER/14403
13 avril 2008
Le 19 avril 2008 à Toulouse à partir de 17H00, 14è COMMEMORATION DU GENOCIDE DES TUTSI
Organisée par l’Union des Jeunes Rwandais Pour les Rescapés du Génocide des Tutsi.
« Notre devoir est de ne jamais oublier… »
17H00 : Rassemblement à la Médiathèque JOSE CABANIS, (Métro Marengo SNCF)
Distribution des brassards violets (couleur de deuil au Rwanda)
17H10 : Marche silencieuse vers la Place du Capitole
17H30 : Mot d’accueil par Liliane RUBASIKA (secrétaire de l’UJRGT)
Suivi des interventions des associations présentes : CPCR, Survie, GUIANK)
Lecture d’un poème dédié aux rescapés par Aline Nsanzimana (écrit par A. Gauthier)
Recueillement en silence (1mn), suivi d’un lâcher de ballons.
Suite du programme
Salle du Temple 70 rue Pargaminières, 31000 Toulouse (Rue en face du Capitole)
18H30 : Chant commémoratif « Ibuka »
18H35 : Discours commémoratif par Jeanne UWIMBABAZI (Présidente de l’UJRGT)
18H45 : Etat des lieux sur les poursuites judiciaires contre les génocidaires rwandais
Par Mr Alain GAUTHIER (président du Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda - CPCR).
Suivi des questions de la salle.
19H30 : Situation actuelle des rescapés au Rwanda
Par Mme Ignatianna MUKARUSANGA (doctorante en psychologie clinique)
Suivi des questions de la Salle. Médiateur des débats : Etienne NSANZIMANA
20h00 : Remerciements et clôture de la journée par ge KAMUHINDA (Vice Président de l’UJRGT)
Associations partenaires :
- CPCR ( Collectif des parties Civiles pour le Rwanda)
- SURVIE
- GUIANK ( Amicale des Arméniens de Toulouse Midi-Pyrénées)
22 mars 2008
l'association "Sauver Le Darfour" en direct dans l'émission, le 26/03/08
Le Darfour c'est 3 minutes de pseudo "infos" sur la situation de cette région. Mais seulement 30% des français savent ce qui se passe là-bas ! Seulement 30%, c'est trop peu !
Que font nos politiques ?
Qui s'intéresse aux sort des habitants de cette région ?
L'association "Sauver Le Darfour" sera en direct dans l'émission de radio pour nous expliquer ce qui se passe vraiment là-bas.
RDV ce mercredi 26 mars 2008, de 20h à 21h dans l'émission "La Conscience s'élève" sur Radio Albigés (95.4 & 104.2 pour le Tarn / www.radioalbiges.com pour le reste du monde)
"La Conscience s'élève", un relais de l'information...
01 août 2007
SLD - Analyse de la résolution sur le Darfour
Malgré l’été, la mobilisation pour le Darfour se poursuit. En
effet au moment où les bombardements continuent au Darfour et où la communauté
internationale vote une 16ème résolution l’action pédagogique et de terrain
demeure le meilleur moyen d’interpeller les pouvoirs publics pour trouver une
solution à la crise.
A Paris, Sauver Le Darfour a obtenu la réalisation de sa revendication
de Conférence internationale. Pour la première fois un front uni de la communauté
internationale a pu être
esquissé. Chine, France et Etats-Unis partageaient la même orientation.
Désormais, la France doit poursuivre son travail diplomatique et organiser une
Conférence internationale réunissant les belligérants.
A Genève, notre collectif a réussi à mener une action hautement symbolique : l’illumination en rouge sang du fameux jet d’eau.
D’ici peu, vous pourrez retrouver l’intégralité de ces évènements en images sur
notre site www.sauverledarfour.org,
vous pourrez également soutenir financièrement notre combat via le système sécurisé de la Société Générale
sogenactif.
D’ors et déjà, vous pouvez avoir un aperçu des actions prévues dés la rentrée
en France et en Europe dans notre rubrique agenda.
Pour finir, voici une interview publiée par le Nouvel Observateur faisant état de notre analyse sur la résolution
votée hier.
"Promesses
et jeu de dupes"
NOUVELOBS.COM | 01.08.2007 | 17:35
Etes-vous satisfait de l'adoption par l'Onu de la résolution 1769 ?
- On ne peut que se féliciter de cette adoption, faite à l'unanimité, qui
prévoit le déploiement d'environ 26.000 soldats de l'Onu et de l'Union
Africaine. Mais le problème, c'est qu'il s'agit de la 16è résolution depuis le
début du conflit. La dernière, qui date du 31 août 2006, prévoyait déjà l'envoi
de 20.000 casques bleus.
On est toujours dans ce jeu de charme entre l'Onu et le gouvernement soudanais.
Des dizaines de missives ont été échangées entre Khartoum et les secrétaires de
l'Onu Kofi Annan et Ban Ki-Moon. Mais sur place, la situation ne s'est pas
améliorée, l'armée continue de bombarder des civils. Chaque fois, le Soudan
affirme sa bonne volonté, prend acte des résolutions et s'engage à les
respecter. Puis la pression médiatique retombe, d'autres sujets sont en tête de
l'actualité internationale, et Khartoum revient sur sa décision.
Ces derniers mois, un cessez-le-feu a été respecté quelque temps. Mais depuis
un mois, l'armée soudanaise a repris les bombardements. Ce qui a poussé George
W. Bush, Nicolas Sarkozy et Tony Blair à mettre une forte pression et à engager
le processus d'adoption d'une nouvelle résolution.
Dans cette dernière mouture, le recours au chapitre 7 de la Charte des Nations
Unies, qui prévoit en gros le recours à la force en cas de non-respect de la
résolution, est prévu seulement en cas d'attaques de travailleurs humanitaires.
Contrairement à la résolution de 2006, qui elle était contraignante, mais n'a
pas été respectée pour autant. La recherche et la poursuite de criminels de
guerre n'est même pas évoquée.
Il y a une semaine, l'Onu a utilisé le terme de "nettoyage ethnique"
pour qualifier ce qui se passe au Darfour, ce qui devrait de fait entraîner une
intervention internationale. Mais pour obtenir l'unanimité des membres
permanents de l'Onu, les négociateurs ont choisi de proposer un texte adouci,
dont l'entrée en vigueur est prévue dans six mois, au 1er janvier 2008. On
reste dans le domaine des promesses et du jeu de dupes.
A titre de comparaison, rappelons qu'on a déployé 15.000 soldats en 15 jours au
Liban. Le conflit au Darfour a commencé il y a quatre ans.
Comment se fait-il que la Chine, qui s'opposait jusqu'à présent à l'adoption
d'une résolution, ait finalement donné son accord ?
- La Chine bloque le déploiement d'une force parce qu'elle est le premier
partenaire économique du régime soudanais. Deux tiers de la production
pétrolière du Soudan sont vendus à la Chine, ce qui représente 8% des
importations en pétrole des Chinois.
Pourtant, la Chine n'a jamais mis son veto à l'adoption d'une résolution. Son
objectif est de retarder au maximum le processus, en soutien à son allié
soudanais.
Quand 104 parlementaires américains ont menacé, en mai dernier, de boycotter
les Jeux Olympiques de Pékin, en cas de poursuite du génocide, la Chine a alors
fait pression sur Khartoum.
Le gouvernement chinois a très peur du renversement du gouvernement d'Omar
Béchir. Cela pourrait lui faire perdre ses accords pétroliers avec le pays, et
la présence de soldats pourrait créer des troubles dans les zones pétrolifères.
Que faire alors pour aboutir à la véritable mise en place d'un processus de
paix au Soudan ?
- Deux mesures permettraient de lancer le processus. La première passe par
l'application de sanctions contre le régime de Khartoum. On sait que ce qui
fonctionne aujourd'hui, comme le prouve l'exemple de la Corée du Nord, ce sont
les sanctions économiques. Isoler le Soudan, renforcer le pouvoir de la Cour
pénale internationale pour lui permettre d'envoyer des observateurs sur place.
Avant d'annoncer un hypothétique déploiement de Casques bleus, il serait
pertinent d'appliquer les résolutions précédentes de l'ONU ainsi que les deux
résolutions adoptées par le Parlement européen. Par exemple en interdisant le
survol du pays, ce qui empêcherait l'aviation soudanaise de bombarder les
civils. Ce serait plus efficace que d'envoyer sur place des soldats qui ne
pourront s'occuper que de la sécurité des habitants qui se trouvent dans les
camps. Rappelons que lors de la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy
s'était engagé à prendre des sanctions unilatérales contre le Darfour. Une
promesse qui n'a pas été tenue jusqu'alors.
La deuxième mesure consiste à réunir les belligérants pour qu'ils trouvent un
accord. Le principal chef des rebelles AL-Nur est actuellement à Paris. Si la
France voulait organiser une telle conférence, elle le pourrait. De toute
façon, la paix passe par une solution internationale. Au Darfour, la guerre est
en quelque sorte déjà perdue. Entre 200.000 et 400.000 personnes sont mortes, 3
millions d'habitants ont été déplacés, 17 travailleurs humanitaires ont été
tués depuis le début du conflit.
Propos recueillis par Solène Cordier
(le mercredi 1er août 2007)
16 juillet 2007
Le Darfour, encore est toujours mais rien à l'horizon !
Mardi
10 juillet 2007,
Michaël
CHETRIT et Mahor CHICHE, Secrétaire national et Président de l’association
Sauver le Darfour (1)
Dernière initiative en date, la France a pu réunir une conférence
internationale sur le Darfour. Pourtant, aucune avancée concrète n’est
encore perceptible.
Et pour cause, cinq jours à peine après l’annonce de la tenue de la conférence
par le Président français, le 7 juin dernier, la dictature soudanaise s’était
empressée de feindre d’accepter ce qui constituait l’objectif même de cette
conférence, à savoir le déploiement d’une force hydride de l’ONU et de l’Union
africaine, neutralisant toute velléité de coercition à son encontre.
La technique est éprouvée. Depuis le début de la crise du Darfour, la junte soudanaise est passée
maîtresse dans l’art d’éviter les sanctions, ce qui lui a permis
de continuer de procéder aux exactions en toute impunité, avec le soutien il
est vrai d’un allié de poids, la Chine.
En à peine dix ans, la Chine est devenue le premier partenaire économique du
Soudan. Elle absorbe désormais 71% des exportations soudanaises, très loin
devant le Japon (12%) et l’Arabie Saoudite (2.8%). Cela permet en retour au
Soudan de lui acheter des armes, que l’on retrouve entre les mains des miliciens à la solde de
Khartoum au Darfour, les Janjawids.
L’implantation économique de la Chine au Soudan est d’ailleurs pas fortuite.
Elle est la conséquence de l’abandon du Sud-Soudan par les pays occidentaux,
suite à une guerre pour le pétrole qui fait près de deux millions de morts parmi les
populations chrétiennes et animistes.
On a en effet assisté au départ de l’américain Chevron suite à la mort de
plusieurs de ses employés en 1984, du canadien Talisman Energy en 2002 pour
mettre fin à une campagne
internationale de boycottage, et du français Total,
propriétaire d’une concession de 40 ans conclue en 1980 et qu’il n’a jamais pu
exploiter.
Dès lors, il faut se rendre à l’évidence, nos pays démocratiques n’ont
quasiment plus aucun moyen de pression économique direct sur le Soudan. D’ailleurs,
toutes les ONG s’accordent pour considérer que ce n’est pas l’hypothétique
déploiement d’une force hybride d’à peine 22 000 hommes dans un pays grand
comme la France qui permettra l’installation d’une paix durable au Soudan.
Il ne reste donc plus qu’une voie : convaincre la Chine, qui est
représentée au groupe de contact élargi sur le Darfour, d’abandonner la
dictature soudanaise. La chute de la junte permettra l’organisation des
premières élections libres au Soudan depuis le coup d’Etat du Front islamique
national en 1989.
Le Soudan est en effet l’un des pays du monde les plus proches de la faillite
selon le classement 2007 des Instituts de notation Foreign policy et Fund for
Peace.
Le peuple soudanais est
excédé par la corruption qui règne dans tout le pays et
souhaite la paix.
Nos pays démocratiques ont des arguments de poids pour convaincre la Chine. Les
Etats-Unis, le Japon, l’Allemagne et la France représentent en effet à eux
seuls 40% des exportations
chinoises totales.
La Chine n’est pas encore le géant économique que l’on dit. En dépit d’un taux
de croissance de 10% par an, elle atteint un niveau de PIB proche de celui de
la France. Plus encore, les échanges de la Chine avec l’Union européenne sont très
favorables à la Chine, qui a enregistré plus de 60 milliards d’euros d’excédent
en 2005.
Si la Chine veut pouvoir bénéficier de relations commerciales internationales
indispensables à son développement, elle doit comprendre qu’elle ne peut
continuer à soutenir
un régime soudanais, responsable de la mort de 2 millions et
demi de morts en vingt ans. Il faut espérer que dans le cadre des prochaines
réunions du groupe de contact élargi sur le Darfour mis en place à l’initiative
de la France, nos pays démocratiques
trouveront la volonté et les mots pour le lui faire comprendre.
www.sauverledarfour.org
SLD : 06 16 01 73 40
contact@sauverledarfour.org
08 juillet 2007
G8 et SIDA : le G8 trahit, Sarkozy impuissant.
Le G8 revient sur sa promesse
de 2005 de garantir l’accès au traitement à tou-te-s les malades du sida.
Act Up-Paris,
8 juin 2007.
Les dirigeants du G8 ont dévoilé le résultat de leurs
discussions sur la lutte contre la pandémie du sida. Act Up-Paris dénonce un
grave recul par rapport aux engagements pris précédemment.
L’accès universel divisé par
deux.
Le G8 a annoncé qu’il allait assurer un traitement à 5
millions de malades du sida en Afrique. Or, au sommet de 2005, le G8 s’était
engagé à assurer l’accès universel au traitement du sida d’ici 2010.
D’après les chiffres publiés par ONUSIDA, ce ne sont pas 5 mais
11 millions d’Africain-e-s qui auront besoin d’un traitement contre le sida en
2010. 5 millions de malades traité-e-s représente donc moins de la moitié de ce
qu’avaient promis les dirigeant-e-s des pays les plus riches à Gleneagles.
De même, les 60 milliards de dollars avancés pour la
santé, en l’absence de date butoir, ne signifient pas grand-chose. Le président
Bush a déjà annoncé il y a deux semaines 30 milliards de dollars sur 5 ans pour
financer l’accès au traitement sida pour 2,5 millions de malades. Ces 60
milliards ne permettront donc pas une prise en charge médicale de plus de 5
millions de malades. C’est à se demander si les dirigeant-e-s des 8 pays les
plus riches de la planète ont conscience de la réalité de l’épidémie : le
sida tue 3,4 millions de personnes chaque année dans le monde. Visiblement, la
réponse est non. L’enveloppe financière qu’ils proposent est scandaleusement
insuffisante
L’engagement de Sarkozy
oublié ?
Ce mardi, Nicolas Sarkozy s’était engagé, devant les
ONG réunies à l’Elysée, à proposer durant le sommet d’Heiligendamm de résoudre
une fois pour toutes le problème du sous-financement par le G8. Il avait en
effet promis d’obtenir de ses homologues qu’ils se répartissent enfin
clairement la quote-part financière de chacun dans cette promesse. Interpellé
hier lors de sa conférence de presse, il avait rappelé qu’il soutenait l’accès
universel aux traitements. Non seulement il n’y a aucune avancée sur la
répartition, mais même l’accès universel est remis en cause.
Nicolas Sarkozy a-t-il tenu
son engagement. «
L’accès aux médicaments n’est pas seulement une obligation morale de
solidarité, c’est une obligation pour nous », avait pourtant affirmé
le candidat Sarkozy pendant sa campagne. Apparemment, Nicolas Sarkozy s’est
trouvé impuissant à mettre en oeuvre ses propres engagements.
Act Up-Paris exige de Nicolas Sarkozy qu’il appelle
officiellement ses homologues du G8 à rejoindre la France
Source :
Act Up-Paris www.actupparis.org




