La Conscience s'élève

Après les paroles (l'émission de radio), voici les écrits pour que "la conscience" de l'homme s'élève et que continue la lutte contre les violences policières, le racisme, les différents abus sociaux, ... "Restons Conscient"

04 novembre 2009

MUMIA ABU-JAMAL

Les soutiens américains à Mumia Abu-Jamal appellent dans l'urgence à une intervention auprès du Ministre de la Justice des États-Unis. Vous trouverez en fichiers joints les modalités de cette action à laquelle nous vous invitons à souscrire et à porter à la connaissance de vos réseaux de correspondants.

 
Cette initiative ne met toutefois pas un terme à l'interpellation de Barack Obama qui circule sous la forme d'une lettre-pétition et qui a déjà recueilli des milliers de signatures en France (nous envisageons de les remettre prochainement au nouvel Ambassadeur des États-Unis en poste à Paris).

Cette mobilisation est plus que jamais nécessaire car, faut-il le rappeler, la vie de Mumia est toujours entre les mains de
la Cour Suprême des États-Unis qui - après avoir refuser tout nouveau procès - doit encore faire connaître sa décision eu égard au recours du ministère public de Pennsylvanie demandant le feu vert à l'exécution.
- le Collectif Unitaire National de soutien à Mumia Abu-Jamal (80 organisations françaises)


1)  Mumia urgence Holder (format pdf) : MUMIA_urgence_HOLDER

2) Lettre pour Holder (format pdf) : Lettre___HOLDER
    (lettre à n'envoyer qu'à cette adresse : info@freemumia.com)



31 août 2009

Compte-rendu de la visite à Mumia Abu-Jamal (Juillet 09)

ENSEMBLE, SAUVONS MUMIA

Collectif Unitaire National de Soutien à Mumia Abu-Jamal

43, boulevard de Magenta 75010 Paris - TEL : 01 53 38 99 99 - FAX : 01 40 40 90 98 - E MAIL : abujamal@free.fr

http://www.mumiabujamal.net

 

En direct du couloir de la mort de SCI Greene / Waynesburg / Pennsylvanie / USA

MUMIA EST TOUJOURS DEBOUT POUR DEFENDRE SON INNOCENCE !

Une délégation du Collectif Unitaire National « Ensemble, sauvons Mumia » s'est rendue en Pennsylvanie du 25 au 28 juillet 2009 pour rendre visite à plusieurs prisonniers politiques. Elle était composée de trois animateurs du Collectif : Claude Guillaumaud-Pujol, universitaire et auteur d'une biographie de Mumia (1), Jacky Hortaut, syndicaliste CGT, et de Jacques Lederer, écrivain.


Le dimanche 26, elle a rencontré Mumia Abu-Jamal dans le couloir de la mort durant trois heures.

Désormais, grâce à l'intervention de l’Archevêque sud-africain Desmond Tutu, prix Nobel de la paix, il est délivré de ses menottes lors des visites.

Sa santé est bonne (dixit Mumia) et il paraît en forme. S’astreignant à jouer régulièrement à la balle au mur dans une « cage » lui permettant seulement de voir le ciel, il a esquissé devant nous le geste du lancer, montrant ainsi son besoin immense de dépense physique.

Mumia ne se fait guère d'illusions sur le processus judiciaire actuel mais reste serein et déterminé à poursuivre le combat.

La conversation a roulé très librement sur plusieurs sujets, soit sous la forme de dialogues avec chacun des visiteurs soit collectivement. Malgré l'importance qu'il attache à l'élection du Président Obama, il se montre très lucide sur les limites possibles de son action. Il a tenu à souligner le rôle négatif de la presse et des médias dans le modelage de l'opinion publique aux Etats-Unis et dans le monde entier. Insistant sur leur baisse d’audience, il questionne : « comment faire confiance à des gens qui ne disent pas la vérité ? »

Mumia nous parle du racisme qui est « toujours là ». Il en veut pour preuve l'histoire récente du célèbre professeur d'université noir embarqué par la police alors qu'il tentait d'entrer chez lui.

L'affaire a fait le tour du monde, notamment le fait que le policier a refusé avec arrogance de s'excuser. « How dare you, comment osez-vous ? » Autrement dit, comment, vous, les noirs, osezvous exiger des excuses de nous, les blancs ? Cette phrase, Mumia l'a répétée plusieurs fois comme particulièrement typique et révélatrice du racisme encore profondément ancré dans la société américaine.


Il a remercié avec insistance tous ceux qui, de par le monde et notamment en France, soutiennent sa cause.

 Il a laissé éclater sa joie lorsque Jacky Hortaut lui a raconté qu’il avait déployé une banderole « Free Mumia   au sommet du Kilimandjaro, the africa’s highest » point, dont il avait fait l'ascension en février dernier.
Un moment émouvant fut aussi celui où il nous a chanté une ballade de sa composition (paroles et musique) dédiée à sa femme. Il aime beaucoup le jazz, notamment Miles Davis et John Coltrane (Love Supreme,  Naima...) qu'il tient pour des génies. Il nous a raconté comment, lorsqu'il était journaliste, il baignait en permanence dans cette musique qu’il qualifie « de plus grand apport du peuple afro-américain à la culture universelle ».

La visite, trois heures passées en un éclair, s'est terminée la main et le poing collés des deux côtés de la vitre qui nous séparait, puis sur le coeur pour nous remercier. Il resta debout dans son box à nous regarder jusqu’à ne plus nous apercevoir, nous qui allions retrouver la liberté, lui « Jamal AM # 8335 » qui devait rejoindre sa cellule.


Le lendemain, beaucoup plus au nord de la Pennsylvanie, non loin du lac Erie, nous rendions visite à Debbie, Janie et Janet Africa
(2).

    Toutes les trois - ainsi que leurs maris - ont été accusées du meurtre d'un policier pendant l'assaut de leur maison, alors qu'elles tenaient leur bébé à bout de bras au-dessus de leur tête dans leur cave inondée par  les lances à incendie de la police. Condamnées à cent ans de prison, elles pouvaient bénéficier d'une remise de peine au bout de trente ans à condition qu'elles se reconnaissent comme coupables. D'une seule voix, elles ont refusé de se déjuger et restent donc en prison pour une durée indéfinie.

Elles paraissent remarquablement toniques et déterminées, et continuent de défendre leurs droits dans des conditions qui, pour n'être pas celles d'une prison de haute sécurité comme celle de Mumia, n'en sont pas moins très éprouvantes. Chacune partage sa cellule avec plusieurs autres détenues et doit constamment rester sur ses gardes en raison d'abus divers de l’autorité pénitentiaire et des gardiens. Elles travaillent (50 cents de l'heure !) et se maintiennent en forme, notamment en courant régulièrement sur les pelouses. La prison est en effet un ancien campus reconverti, réalisant à l'envers la phrase célèbre de Victor Hugo : « une prison qui ferme, c'est une école qui ouvre ».

Elles, non plus, ne tarissent pas de remerciements pour les soutiens qu'elles reçoivent. Elles nous ont demandé de les transmettre à toutes celles et à tous ceux qui militent pour leur libération, pour l'instauration d'une justice équitable et pour l'abolition de la peine de mort.

De passage à Philadelphie, nous avons eu également une courte mais chaleureuse rencontre avec Pam Africa, porte-parole de MOVE et des soutiens à Mumia.

JUILLET 2009


(1) biographie publiée aux Temps des Cerises « Un homme libre dans le couloir de la mort » … vous pouvez la commander : règlement par chèque (12 €uros) à MRAP solidarité MUMIA 43 Bd de Magenta 75010 Paris.

(2) Debie, Janie et Janet sont membres de Move, une petite communauté combattant âprement le racisme et les injustices, et défendant des valeurs de respect des droits humains, sociaux et écologiques. Le journaliste Mumia Abu-Jamal a pris fait et cause pour cette communauté victime d’une féroce répression policière à la fin des années soixante dix et début quatre vingts. Depuis la condamnation à mort de Mumia, c’est toute la communauté Move qui s’est engagée dans le combat pour sa libération.


VisiteMumiaJuillet2009


N'oubliez pas de signez la pétition :

petition060119

13 août 2009

Pétition en faveur de Mumia Abu-Jamal

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Journaliste noir américain, Mumia Abu-Jamal a été condamné à mort en 1982 à l’issue d’un procès truqué.
Accusé du meurtre d’un policier, il a toujours crié son innocence. Il est aujourd’hui l’une des figures emblématiques du combat pour l’abolition universelle de la peine capitale.
D’un continent à l’autre, sa situation suscite une mobilisation continue depuis une quinzaine d’années. 

Signez la pétition ci-dessous, ou imprimez le document suivant que vous enverrez au :
Collectif Unitaire National de Soutien à Mumia Abu-Jamal (80 organisations), 43 bd Magenta, 75010 Paris

http://secure.mrap.fr/Signez-la-lettre-petition-a-Barack.html


Pétition au format pdf : Petition_OBAMA

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27 novembre 2008

MUMIA ABU-JAMAL de nouveau en danger de mort !

Fin octobre 2008, le Procureur de Philadelphie a saisi la Cour Suprême des Etats-Unis pour contester la décision de la Cour d'appel fédérale qui, en mars dernier, avait annulé la condamnation du journaliste afro-américain Mumia Abu-Jamal à la peine capitale (*), sans que celui-ci ne quitte toutefois le couloir de la mort.

La plus haute juridiction américaine a donné jusqu'au 19 novembre à l'accusation pour produire son mémoire. Parallèlement, la Cour Suprême

a accordé un délai supplémentaire à la défense, reportant la date limite du dépôt de son mémoire au 19 décembre.
Pour Maître Robert R. Bryan, l'avocat principal de Mumia Abu-Jamal, l'objectif est d'obtenir un nouveau procès eu égard au racisme qui a présidé au choix des jurés lors du procès de 1982 (récusation massive des jurés noirs).
« Nous sommes à la croisée des chemins » a déclaré Maître R. Bryan. Ce que demande l'accusation, précise-t-il, « c'est l'annulation pure et simple de la décision d'appel pour que Mumia puisse être exécuté sans même passer par l'obligation d'une décision d'un nouveau jury ».

A n'en pas douter, cet acharnement judiciaire est piloté par le Gouverneur de l'Etat de Pennsylvanie Ed. Rendell, lequel fut en charge, en qualité de Procureur lors du procès de 1982, de requérir la peine capitale contre Mumia Abu-Jamal. C'est lui qui a promis à ses électeurs l'exécution de Mumia dès que les recours judiciaires seraient épuisés !

La situation est très préoccupante : les décisions les plus récentes de la Cour Suprême des Etats-Unis font à l'évidence peu de cas de la vie des hommes. Or, en dernière instance, c'est elle qui décidera de la vie ou de la mort de Mumia.

Sans attendre, l'heure est à la mobilisation pour sauver Mumia et pour éradiquer la peine de mort, aux Etats-Unis et partout dans le monde.

Justice et liberté doivent être rendues à Mumia !

Novembre 2008

(*) http://www.mumiabujamal.net

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       C. O. S. I. M. A. P. P.
   Comité de Soutien International à Mumia Abu-Jamal et aux Prisonniers Politiques

   Rassemblements tous les mercredis de 18H à 20H, devant le consulat américain à l'angle de la place de la Concorde

rue de Rivoli, métro Concorde
       tel/fax: 01 45 79 88 44
     http://www.cosimapp-mumia.org
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02 juillet 2008

Exécutions par injection létale : trente deux ans d’empoisonnement institutionnel.

<p><p>LA PEINE DE MORT AUX ETATS-UNIS</p></p>

Pendant longtemps, il fallait souffrir, beaucoup, avant de mourir. Aujourd’hui, c’est l’inverse. La mort doit être « propre » ; sans souffrance ; apparente pour le moins. L’injection létale prétend répondre à cette demande pour les homicides étatiques. Elle évite les conséquences des autres formes d'exécution : l'effusion de sang qui caractérise le peloton d’exécution, la mutilation inhérente à la décapitation, l'odeur de chair brûlée propre à l'électrocution, les désagréments visuels et auditifs indissociables de la chambre à gaz et de la pendaison. Aujourd’hui, aux Etats-Unis, cette méthode a pratiquement remplacé toutes les autres méthodes d'exécution.

L’exécution par injection létale consiste à administrer dans les veines du condamné des doses massives de trois substances chimiques : du thiopental de sodium, destiné à l’endormir rapidement, du bromure de pancuronium, qui en paralysant les muscles évite les spasmes du mourant, désagréables à regarder, et du chlorure de potassium, qui provoque un arrêt cardiaque.

Des médecins ont fait part de leur préoccupation, car si les dosages de thiopental de sodium ne sont pas correctement calculés, l’effet anesthésiant peut se dissiper avant que le cœur ne s’arrête, faisant courir au condamné le risque d’endurer une douleur atroce lorsque les substances pénètrent dans ses veines et provoquent l’arrêt cardiaque.

C’est pourquoi l'Association des vétérinaires américains a abandonné ces produits pour l’euthanasie des animaux. Au Texas, ces mêmes produits interdits pour les chats et les chiens en raison de la souffrance qu’ils pourraient leur causer, sont employés pour les exécutions humaines.

Aux Etats Unis, depuis 1977, date de l’introduction de la législation relative à l’injection létale, neuf femmes et 924 hommes ont été exécutés de cette façon, certains avec la participation active de médecins, en violation des principes de l'éthique médicale reconnus de longue date.

Début 2008, les neuf juges de la Cour suprême fédérale ont examiné le recours de deux condamnés à mort du Kentucky estimant que l'injection létale, par la douleur extrême qu’elle pourrait infliger, contrevient au 8e amendement de la Constitution américaine réprouvant les châtiments « cruels et inhabituels ». Pendant l'audience, plusieurs juges ont manifesté leur désarroi d'avoir à décider à partir de quel niveau de douleur l’exécution devient anticonstitutionnelle. Finalement, le 16 avril, la Cour a estimé que les procédures suivies pour les exécutions par injection létale étaient conformes à la Constitution. La décision ne concerne que le Kentucky. Dans le pays, le débat continue de faire rage.

Vingt ans après son introduction dans le droit des États-Unis, l'injection létale a été adoptée par le Guatemala, Taiwan, la Thaïlande et la Chine.

L’injection létale peut être utilisée pour exécuter une personne sans endommager ses organes vitaux, ce qui peut faciliter les transplantations par la suite. On dispose de nombreuses informations indiquant que cette pratique existe en Chine, pays où les exécutions sont plus fréquentes que partout ailleurs dans le monde.

Quelle que soit la méthode employée, la peine capitale est un châtiment cruel, inhumain, dégradant et inutile. L’injection létale n’est qu’un artifice destiné à rendre les exécutions des condamnés à mort plus acceptables pour ceux qui sont chargés d'y procéder, pour les gouvernements qui souhaitent se présenter sous un jour «humain» et pour le public au nom duquel ces homicides sont commis.

Amnesty International et l’ACAT-France appellent les dirigeants des pays qui maintiennent ce châtiment à l’abolir et les exhortent à instituer immédiatement un moratoire sur les exécutions comme les y engage la résolution 62/149 votée à une très large majorité par l’Assemblée Générale des Nations Unies le 18 décembre 2007.

 

Amnesty International  Section Française
76 Boulevard de la Villette  75019 Paris

Action des chrétiens pour l’abolition de la torture
7 rue Georges-Lardennois 75019 Paris

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LA PEINE DE MORT AUX ETATS-UNIS 1976 / 2008 : 32 ans de crime d’Etat !

<p><p>LA PEINE DE MORT AUX ETATS-UNIS</p></p>

Aux USA, en 1972, la Cour suprême fédérale déclarait inconstitutionnelles les lois des États sur la peine de mort, au motif qu’elles étaient appliquées de façon «arbitraire et incohérente».

Le 2 juillet 1976, les États ayant modifié leur législation, elle autorisait la reprise des exécutions.

Depuis, plus de 1.100 exécutions ont eu lieu, et le sinistre décompte se poursuit …

L’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT - France) et Amnesty International – France organisent pour la 13ème année consécutive, le vendredi 2 juillet 2008, avec le soutien d’autres associations, un Die-in à Paris et dans de nombreuses villes de France, pour dénoncer la pratique persistante de la peine de mort aux Etats-Unis. Cette action est née d’une initiative des abolitionnistes américains. C’est par solidarité et pour soutenir leur action que cet événement a été créé en France.

Aujourd’hui, la majorité des Etats américains qui conservent la peine capitale ont recours à l’injection létale présentée, à tort, comme une méthode d’exécution « humaine ». L’injection létale ne permet pas de résoudre les problèmes inhérents à la peine de mort, tels que le fait qu'il s’agisse d’un châtiment irréversible et arbitraire, son utilisation contre des minorités et la souffrance qu’entraîne toujours une condamnation à mort, indépendamment de la méthode utilisée.

DIE IN

mercredi 2 juillet 2008

18 heures - Place de La Concorde - Paris

 

Pour que les États-Unis cessent d’appliquer cette peine cruelle, inhumaine, dégradante et inutile et rejoignent les 133 pays qui ont déjà aboli ce châtiment.

 

Avec le soutien du Collectif Unitaire National « Ensemble, sauvons Mumia Abu-Jamal »

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